Archives de janvier 2011

Les Doigts Perdus – 342 jours, 341 albums

Un peu de manouche, ce lundi matin, m’a donné juste assez de courage pour commencer ma semaine. C’est donc au son de « Lost in the 80s » de The Lost Fingers que je me suis levé.

Dans le domaine du jazz, on ne fait pas vraiment plus accessible. Un son accrocheur, des airs déjà connus et aimés… il est difficile de rester indifférent. Vous les connaissez sûrement déjà, je ne m’étendrai donc pas. Je vous dirai simplement que j’ai bien apprécié ce son plus « populaire », qui faisait un peu changement. Aussi, mes hits préférés ont été « Part Time Lover » et « Pump Up The Jam », qui m’ont rappelé ma première année universitaire avec nostalgie. Ces airs passaient sans cesse alors que je prenais quelques bières entre amis au McCarroll’s et que je découvrais la vie montréalaise.

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Le « Hard Bop » et l’un de ses classiques – 343 jours, 342 albums

Depuis quelques articles, j’emploie le terme « Hard bop », mais je n’ai malheureusement pas pris le temps de l’exposer pour les néophytes du domaine. La raison en est qu’il s’agit d’un style que je commence moi-même à découvrir. J’ai donc décidé de vous parler de « Speak No Evil » de Wayne Shorter.

L’album se situe dans la même catégorie que « Blue Train ». Il s’agit d’un classique du style. D’après ce que j’ai compris du style, il s’agit un peu de ce qu’on appelle plus communément le « jazz », le jazz qu’on est habitué d’entendre (excepté si l’on est un adepte du style). On ne peut pas le caractériser comme Big Band ou comme Swing, ni comme trop funk ou comme électronique. Il s’agit, pour moi, du jazz générique; un peu comme la période du classicisme dans la musique classique. Certes, il comporte beaucoup plus de subtilités que cela, et beaucoup d’autres styles s’y rapportent (post-bop, bebop, etc.), mais je n’ai malheureusement pas encore l’expérience pour en disserter davantage. Je vous invite donc à écouter l’album et à vous faire une idée par vous-même. Au même titre que « Kind of Blue », il devrait faire partie de votre collection. Et il s’agit d’une autre bonne façon de s’initier au jazz, en douceur.

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Rhapsody in blue, et Henderson – 343 jours, 343 albums

Ah ! Quoi de plus vivifiant que de se lever un samedi matin au son de Gershwin ? Peut-être au son de ses « Greatest Hits » ?

J’ai donc mis l’un de mes vinyles que je considère comme les plus précieux de ma collection, et me suis délecté de sa musique. J’apprécie énormément George Gershwin, puisqu’il arrive à allier la musique classique et le jazz de façon remarquable. Et avec ses concertos pour piano, c’est encore mieux ! L’album s’ouvre donc sur le classique « Rhapsody in Blue », que vous avez tous sûrement déjà entendu; que ce soit directement, ou indirectement, par l’intermédiaire d’un film ou, plus vraisemblablement, de Fantasia 2000. Pour ma part, c’est par ce dernier moyen que j’ai rencontré ce grand compositeur; par ce dessin animé accompagné d’une musique urbaine, parfois calme parfois rythmée, où le piano et l’orchestre dialoguent librement, au style très américain et très imagé. Bref, il va sans dire que c’est un incontournable, un classique universel.

Il y avait  aussi le dernier mouvement de son « Concerto in F », avec son ton très dramatique et avec une cadence endiablée, mais aussi avec ses grands mouvements de cordes; « An American in Paris » qui, comme « Rhapsody in Blue », est très urbain et imagé, avec toutes les sonorités d’ambiance d’une ville en plein essor, et où on y voit également toute l’influence française de Gershwin et où on ne peut s’empêcher d’entendre un peu de Debussy; et enfin « Porgy and Bess – A Symphonic Picture » qui nous donne un bref aperçu de son opéra folk si connu. En résumé, c’est une expérience que je vous conseille d’essayer, ne serait-ce qu’un matin. Vous m’en donnerez des nouvelles…

Sinon, j’ai également également le « Milestone Profiles » de Joe Henderson.

J’ai assez peu de choses à dire sur cet album. Aucun morceau ne m’a accroché, et le style de cet artiste était plutôt ordinaire. Je n’y ai pas senti les influences soul ou fusion, et il s’agissait d’un hard bop assez ordinaire et qui manquait de panache ou de vie. Peut-être l’ai-je mal écouté, ou peut-être suis-je tombé sur les mauvais morceaux. Mais s’il y a des fans de cet artiste parmi vous, qu’il me fasse découvrir cet artiste autrement et me montre son talent. Puisque pour le moment…

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Giant Steps… for jazz? – 345 jours, 345 albums

En écoutant les « Alternate Take » de mon album de la journée, je commencerai à vous le présenter. Il s’agit de « Giant Steps », de John Coltrane.

Un petit bijou qui m’a permis de décompresser d’une longue semaine. Rien de mieux, pour se changer les idées, qu’un bon film et de la bonne musique ! J’ai donc commencé par regarder « L’enfant prodige », un film racontant la vie tumultueuse d’André Mathieu. Il s’agit d’une production assez ordinaire (à mon humble avis), mais qui a eu le mérite de me faire découvrir ce jeune pianiste au talent extraordinaire. En effet, le film était parsemé d’extraits de ses compositions qui m’ont pris au coeur, et qui ont ranimé ma passion pour la musique classique et, surtout, pour le piano. Malheureusement, je me suis déjà trouvé une occupation liée à la musique. Je suis donc allé écouter un autre classique du jazz.

Coltrane nous y montre encore une fois tout son talent, et surtout son talent d’improvisateur. Après avoir lu un peu sur l’album, j’ai appris qu’il s’agissait d’un moment important du monde du jazz, dû à la technique d’improvisation que Coltrane y développe et utilise : la progression des accords à la « Giant Step ». Je vous laisse vous renseigner sur le sujet.

L’album est également composé de quelques « standards » du jazz. J’ai particulièrement aimé « Spiral », avec sa clarté et la belle présence de la basse de Paul Chambers (duquel je devrai écouter un album prochainement…). J’ai également apprécié « Syeeda’s Song Flute », avec son rythme de batterie tout simple, mais tellement bien réalisé. Vous pouvez aussi écouter « Naima », pour un peu de calme et de tranquillité, piano à l’appui, ou « Mr. P.C. », pour plus de rythme. Pour le reste, à vous de juger…

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L’Orgue de Smith et la trompette de Truffaz – 346 jours, 346 albums

Hier, en me rendant au lancement de la programmation hivernale de l’UPop, à Montréal, j’ai écouté le « Milestone Profiles » de Jimmy Smith.

Il s’agit d’une compilation des meilleurs morceaux de l’artiste, idéale pour connaître cet organiste de talent. Avec son style hard bop et un peu funk tiré sur le blues, et avec son orgue électrique, il n’est pas forcément facile d’approche dans ses détails et ses subtilités, mais il s’écoute néanmoins bien doucement et légèrement, si vous aimez simplement la bonne musique. Un morceau en particulier que j’ai retenu ? « Sum Serious Blues », pour 8 minutes de méditation et de repos bien méritées. Ah oui ! Et je fais un clin d’oeil à un ami en mentionnant que Smith fait l’usage d’un orgue Hammond B-3. Si tu as d’autres artistes du genre à me faire découvrir, manifeste-toi, L-P !

Et je termine ce post en écoutant « The Walk of the Giant Turtle » de Erik Truffaz.

Un bel album aux sonorités étranges et éthérées. L’album m’avait été prêté, à l’époque, par un autre collègue universitaire à qui je demandais des conseils et des suggestions sur le jazz. Ce Elvin, qui se reconnaîtra sûrement, m’avait donc fait une compilation de quelques albums que j’avais bien appréciée, mais que je n’avais pas pu bien comprendre, dû à mon manque d’expérience dans le domaine. Eh quoi ! Mes oreilles étaient encore vierges ! Mais aujourd’hui, à la réécoute de cet album, je me sens plus à même de pouvoir en apprécier les subtilités. Des sons un peu désordonnés et électriques, une trompette, un peu d’expérimentation… et encore un peu de jazz fusion. Les morceaux sont aussi très variés entre eux. « Scody Part 2 » a un rythme soul très présent avec les trompettes en écho, et qui semblent parfois si présentes et si lointaines à la fois. « New Door », mon préféré, est beaucoup plus métallique et presque rock, et l’ambiance y semble parfois complètement déjantée. Au contraire, « Wilfried » est beaucoup plus calme et posé. Enfin, « The Walk of the Giant Turtle », qui termine l’album, est lent et mystérieux, avec son piano, ses cordes bien présentes et les sonorités rythmées de percussions et de respiration…

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Melody et Zombie – 346 jours, 347 albums

Mardi dernier, j’ai écouté 2 albums qui furent bien appréciés. D’abord, « Worrisome Heart », de Melody Gardot.

J’ai connu cet artiste grâce à mon premier album de jazz, la compilation de mon premier festival de jazz, en 2008. Le morceau éponyme ouvre les deux albums, et m’a tout de suite séduit par la voix suave et blues de la chanteuse. Un autre morceau qui m’a donné des frissons est « Love Me Like a River Does », avec ses paroles touchantes, son rythme calme et apaisant, et le chant passionné de Melody Gardot. Bref, si vous voulez un petit air de blues, ou entendre une voix douce et chaleureuse, cet album mérite un peu de votre curiosité.

J’ai ensuite écouté « Zombie » du grand Fela Kuti.

Un rythme endiablé, des percutions bien sonnantes et un choeur passionné, « Zombie » ouvre l’album. D’une durée d’environ 12 minutes, elle commence avec un long mouvement instrumental qui nous met dans l’atmosphère. Puis viennent les chants; les paroles de Kuti et la réponse du choeur. Les 3 autres morceaux de l’album sont bâtis sur le même gabarit, mais ne sont pas aussi accrochantes que « Zombie », qui me trotte encore dans la tête aujourd’hui. Je vous invite a prendre quelques minutes pour l’écouter.

Et si vous n’êtes pas familier avec ce personnage important qu’est Fela Kuti, je vous invite également à vous renseigner à son sujet. Il est rare de voir un artiste aussi impliqué socialement et politiquement, ou un homme politique aussi impliqué artistiquement. Je ne vous en dit pas davantage, et vous le plaisir de le googler.

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Quelques classiques – 348 jours, 348 albums

Enfin, j’ai pu réinstaller ma table tournante ! En effet, c’est cette fin de semaine que j’ai commencé à installer ma nouvelle chambre. J’en ai donc profité pour trier mes (quelques) disques vinyles en les rangeant, et pour écouter quelques classiques desquels je m’étais bien ennuyé. À commencer par « Blue Train », de John Coltrane.

Une autre de ces classiques que vous vous devez de connaître, « Blue Train » est encore plus sublime écouté sur une table tournante. Le morceau éponyme, qui ouvre l’album, expose tout le talent du légendaire saxophoniste. Et pour le reste, c’est une ambiance calme et juste assez rythmée pour se détendre et profiter d’un petit moment jazzy.

Ensuite, j’ai mis un autre classique cher à mon coeur : « Extensions », de The Manhattan Transfer.

C’est un album, et un style, que j’ai pris beaucoup de temps à apprivoiser et à aimer. Mais je vous dirais que ça valait le coup. Le mélange de sons électriques, de rythmes jazz, pop et soul, des agencements instrumentaux parfois choquants à l’oreille fait du jazz fusion un style difficile d’approche aux premiers abords. Mais il crée également une atmosphère dynamique, électrisante et recherchée qui me séduit presqu’à chaque fois. Chez Manhattan Transfer, c’est naturellement avec « Birdland », un classique du style, et avec « Twilight Zone/Twilight Tone » (que vous connaissez sûrement) que je suis séduit.

Enfin, j’ai mis également d’autres albums, moins jazzys, mais tout aussi prenants sur ma table tournante. Un peu de Joe Dassin, « Roundabout » de Yes, un peu de The Police, et quelques autres qui m’avaient bien manqué.

Et pour les deux albums que j’ai écoutés aujourd’hui, ça ira à plus tard…

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Une balade en Mauricie, part 2 – 353 jours, 352 albums

Et tel que promis, je termine de vous raconter ma fin de semaine. Dimanche, donc, nous sommes repartis de Saint-Tite après un bon petit-déjeuner, pour nous rendre à Shawinigan, où nous attendais le Broadway Pub, notre 3e arrêt. En chemin, après avoir réécouté pour une énième fois « Brun », nous avons écouté « Heavy Weather », de Weather Report.

Une interprétation du classique « Birdland » a su nous mettre de bonne humeur, dès les premières notes. Mais le reste de l’album nous a laissé, disons, perplexe. Hétéroclite serait le terme que j’emploierais pour décrire cet album. Je l’ai néanmoins très apprécié, puisqu’il me faisait penser à The Manhattan Transfer, un groupe que j’affectionne beaucoup (et duquel je vous reparlerai dès que ma table tournante sera réinstallée…).  Par son ambiance électrique, composée de synthétiseurs, de saxophones et d’orgues électriques, il a touché chez moi une petite corde sensible. Certains morceaux sont mieux réussis que d’autres, et « Rumba Mamà » nous surprend avec ses sonorités très tribales, en plein milieu de l’album. Bref, malgré quelques faiblesses, c’est un album qui, je crois, vaut le détour, surtout pour ceux qui s’intéresse au jazz fusion.

Après le Broadway Pub, où nous avons goûté de délicieuses oeuvres d’art, dont leur blanche au goût de pain au banane… (J’en rêve encore…), et où nous avons pu discuter avec le maître brasseur, nous nous sommes promenés un peu, histoire de visite les environs et d’écouter « Bird », de Charlie Parker.

Il s’agit de la trame sonore d’un film sur lequel je devrais, en toute sincérité, m’informer d’avantage, mais qui raconte la vie du saxophoniste. Il s’agit donc, en quelque sorte (et du peu que j’en ai compris), d’une compilation des morceaux marquants de son oeuvre. Je dois vous avouer que l’album mériterait une réécoute, puisque, après autant de bonne musique, de bonne bouffe et de délicieuse ambroisie en une seule fin de semaine, mon oreille était bien moins attentive. Néanmoins, je peux vous dire, en réécoutant l’album en ce moment même, que ce Parker ne donne pas ça place. Très talentueux, il sait faire passer l’émotion, et m’a convaincu en peu de temps d’écouter davantage de son oeuvre.

Bref, après avoir écouté cet album, avoir perdu quelques dollars au salon de jeu de Trois-Rivières et être revenus à Shawinigan, nous avons terminé la fin de semaine au Trou du Diable. Et sincèrement, il s’agissait de la meilleure micro-brasserie du voyage. Des bières bien équilibrées, d’une grande complexité et d’une beauté à toute épreuve… Le tout fut dégusté, pour ma part, avec un tartare de bison; délice sur lequel je reviendrai plus amplement dans mon prochain blog consacré spécialement à la bière.

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The Best of Two Worlds – 353 jours, 352 albums

Album de la journée : « The Best of Two Worlds », de Stan Getz, accompagné de Joao Gilberto.

Il s’agit d’une autre belle découverte. Toujours tiré de la collection de mon ami Philippe, cet album s’est immiscé dans le lecteur CD de ma voiture ce matin, ce soir, et maintenant même dans mon ordinateur. Une belle journée passée en douceur avec ces sonorités de Bossa Nova lentes et sensuelles. Guitare acoustique et saxophone se lient sur un fond de samba pour notre plus grand délice. Les diverses percussions s’y ajoutent pour créer un petit rythme bien enivrant.

Quelqu’un disait, parlant d’une soirée romantique réussie : « De la bonne musique, du bon vin et des bougies. What else ? ». Avec Getz et Gilberto, il ne vous reste plus qu’à trouver une bonne bouteille…

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Synthétiseur et piano – 354 jours, 353 albums

Aujourd’hui, j’ai écouté des albums qui étaient, pour le moins, intéressants. J’ai fait une découverte très étonnante, et une qui l’était un peu moins. D’abord, « Head Hunters », de Herbie Hancock.

J’adore simplement la pochette de cet album. Dans le coffret que mon ami mélomane m’a prêté, intrigante, colorée et un peu psychédélique, elle a su attiser ma curiosité. J’ai donc décidé d’écouter l’album ce matin, en me rendant au travail. Et, sérieusement, wow ! Je suis bien conscient que peu de gens apprécierait cet album, de par son excentricité et le mélange des différentes sonorités utilisées. Mais je tiens à dire qu’il s’agit d’un des meilleurs albums que j’ai écouté jusqu’à maintenant.

Dans un mélange de jazz fusion et de jazz-funk, le synthétiseur, l’orgue électrique et la basse créent des atmosphères et des émotions étonnantes et prenantes. On sent même, au début de « Watermelon Man », une ambiance aux influences industrielles, créée simplement par des flûtes et des vocalises (eh oui!). « Vein Melter » nous amène plutôt vers des airs militaires, avec ses roulements de tambours et son rythme mesuré. Et pourtant, le reste des instruments semblent jouer sur un autre plan, créant ainsi une étrange marche… Mais c’est définitivement « Chameleon », la première piste, qui m’a le plus marqué, avec ses sonorités rappelant quelque créature électronique étrange, et son rythme très groovy…

Donc, si vous êtes adepte de ce style de jazz, ou si vous connaissez The Manhattan Transfer et que vous désirez pousser le style un peu plus loin, cet album est pour vous ! Je vous le recommande fortement, mais seulement si vous allez l’aimer !

Par contre, au bureau, j’ai écouté un second album, plus décevant celui-ci. Il s’agit de « At Newport ’63 », de Martial Solal.

Pianiste apparemment bien apprécié de ses pairs (d’après la pochette de l’album), il m’a pourtant semblé intéressant, mais pas tellement prodigieux. Naturellement, je réécouterai l’album, puisque je l’ai malgré tout écouté d’une oreille un peu distraite. Mais si vous n’avez pas d’autres nouvelles de cet album de ma part, ne vous demandez pas pourquoi. Certains morceaux étaient certes bien réalisés, mais la plupart ressemblait davantage à de l’improvisation chaotique au piano plutôt qu’à quelque chose d’harmonieux. Si l’un d’entre vous trouve que je critique cet artiste injustement, qu’il se manifeste ! Il me fera un sincère plaisir de m’asseoir avec lui et d’écouter son oeuvre afin de la comprendre et de l’apprécier. Mais pour le moment…

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