Archives de février 2011

Top 5 des albums – 316 jours, 315 albums

Tel que je vous l’avais promis, je vous présente, pour célébrer mes 50 premiers albums écoutés, le Top 5 de mes albums préférés jusqu’à maintenant.

Nous avons donc, en 5e position, « Far East Suite » de Duke Ellington.

J’ai eu beaucoup de difficulté à me décider, concernant la 5e position. Mon choix s’est finalement arrêté sur cet album, pas tant parce qu’il m’a particulièrement marqué, mais plutôt parce qu’il s’agit d’un excellent album en soi. Parmi les différents albums à thème exotique ou de voyage que j’ai écouté jusqu’à maintenant, c’est le seul qui m’a véritablement transporté et amené ailleurs. Certes, « Come Fly with Me » de Frank Sinatra était très prenant, mais j’avais l’impression que le style et l’oreille demeuraient typiquement américains. Mais « Far East Suite » crée ces atmosphères enveloppantes, avec ses petits sons ambiants et son jeu d’instruments particulier. Bref, il m’a procuré un moment appréciable de détente et de voyage.

Ensuite, en 4e position, nous avons : « Greatest Hits » de George Gershwin.

Je me suis levé au son de cet album si souvent ! Et je crois qu’il n’existe pas beaucoup de meilleures façon de se lever qu’au son de « Rhapsody in Blue ». L’énergie et le rythme urbains, les empreintes jazzys et classiques, le sublime d’un orchestre au petit matin, et le piano me donnent toujours l’inspiration pour commencer une belle journée. Je le répète, essayez-le. Ne serait-ce qu’une fois, pour voir. Et dès lors que c’est suivi par quelques préludes et concerto au piano… doublés de « An American in Paris » et les airs de Porgy and Bess, cela en devient simplement divin.

Et j’ai choisi, en 3e position : « The Walk of the Giant Turtle » de Eric Truffaz.

Cet album au style électrique et déjanté m’a conquis. Faisant partie intégrante de ma découverte et de mon exploration du jazz fusion, il m’a séduit par sa variété et son énergie. Autant par l’ambiance, par l’émotion ou par les instruments, chaque morceau semble particulier, unique. Mais, à la fois, l’album forme un tout remarquable. Avec ses sons éthérés et enveloppant, il s’agit également d’un album idéal pour méditer ou discuter tranquillement.

Comme il est difficile de décrire davantage un album aussi complexe, je passe donc à la 2e position, soit : « Kind of Blue » de Miles Davis.

Voilà un album que j’écouterais encore et encore. Il s’agit, selon moi, de LA pierre angulaire du Hard Bop. Il s’agit également de l’album idéal de jazz. Que voulez-vous ? Vous vous devez de l’écouter. Et si c’est déjà fait, réécoutez-le de nouveau ! Il est calme, doux, rythmé, et surtout, senti. Et avec la formation des musiciens, avec Miles Davis, John Coltrane, Cannonball Adderley, Paul Chambers et Bil Evans, cet album déborde de talent. Mais pas un talent déjanté ou chaotique, comme sur d’autres albums (bien que, parfois aussi, cela est bien apprécié). Il s’agit plutôt d’un talent posé et confiant. Les airs glissent comme s’ils s’agissaient de petites vagues sur une mer calme. Idéal en toute occasion pour avoir un petit air de jazz, idéal également pour débuter dans le jazz et se laisser séduire, je ne peux vanté suffisamment cet album. Écoutez-le, tout simplement.

Enfin, en 1re position, vous vous en doutez bien, il s’agit de : « Head Hunters » de Herbie Hancock.

Cet album a littéralement cristallisé ma passion pour le jazz fusion. Certes, d’autres ont aidé à former ce goût et mon oreille, mais celui-ci me semble aujourd’hui indispensable et révolutionnaire. Tout y est; audace et inspiration, jazz et funk, musique électronique, mélange des styles et des ambiances… Véritablement prenant comme album. Sinon, il a également le mérite d’avoir une superbe pochette, vraiment accrocheuse, et de m’avoir fait découvrir ce maître et virtuose qu’est Herbie Hancock. Et je sens que, le concernant, je n’ai commencé qu’à écorcher la surface de son oeuvre…

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Expérimentation et improvisation – 318 jours, 315 albums

Cette semaine, j’ai pris ça un peu relaxe, avec seulement 2 nouveaux albums. D’abord, j’ai écouté « Monk’s Music » de Thelonious Monk.

Cela faisait un petit moment que je souhaitais prendre le temps d’écouter ce pianiste hors de l’ordinaire. Et il l’est ! Son style d’improvisation un brin chaotique et anguleux, mais tellement expressif à la fois, est un véritable charme. Et accompagné de John Coltrane et Coleman Hawkins aux saxophones, et de Art Blakey à la batterie, c’est quelque chose.

Ensuite, j’ai écouté « Thrust » de Herbie Hancock.

Il s’agit de l’album frère de « Head Hunters », sorti quelques temps après. Et il lui rend bien justice ! Surtout dans le morceau d’entrée, soit « Palm Grease », qui est simplement extasiant. Toujours le même style, le même beat et la même ambiance que son frère. La batterie est peut-être un peu plus complexe, mais c’est tout. Il s’agit de la même idée explorée de nouveau. J’ai donc bien apprécié.

Je ne m’étale pas davantage. Pour me faire pardonner, je vous promets, d’ici samedi, un Top 5 des meilleurs albums de jazz que j’ai écoutés jusqu’à maintenant (et, accessoirement, pour marquer le fait que j’en suis déjà à 50 albums d’écouter !).

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Sunday morning – 322 jours, 317 albums

Après avoir fait un peu de ménage dans mes vinyles, j’ai découvert que j’avais un album live de Joni Mitchell, et qu’il s’agissait d’une artiste non seulement connue, mais aussi importante, entre autres dans l’avènement du folk-jazz. Mais avant d’écouter l’album live, je me suis permis une petite introduction à l’artiste, avec « Hejira ».

Un album tout en douceur, naturellement très folk, qui était parfait pour mon dimanche matin. J’y ai vu les influences jazz, mais elles y étaient très subtiles. Elles étaient surtout contenues dans l’ambiance, dans l’impression, plutôt que dans l’instrumentation ou dans la mélodie. On y sent également des relents de ce qui deviendra par la suite le new age. Le tout mélangé avec des souvenirs de rock psychédélique et un peu de blues. Bref, un doux mélange, très relax pour se lever et commencer sa journée.

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Mélomanie – 322 jours, 317 albums

Après autant d’albums de jazz et être allé voir Funkytown (qui s’est avéré être plutôt ordinaire), j’ai eu le goût de redécouvrir la musique en général. Entre autres, le rock punk, avec les Ramones, sous « Rocket to Russia », avec son rock sale aux influences de plage et de surf. Et dans cette lancée, Janis Joplin. J’avais déjà connu l’artiste, lorsque j’avais écouté le film « Woodstock ». Environ 3 heures de musique des 60s, de hippies et de peace and love. Il est d’ailleurs drôle de voir tous ses jeunes de tous horizons militer pour la paix et la nature, et ensuite voir ce lieu de festivités et de ralliement, un champ agricole, souillé, détruit et déclaré zone sinistrée. Bref, Janis ne m’avait pas fait bonne impression. Mais maintenant, avec une oreille plus mature, wow ! Quelle émotion, quelle puissance, et quelle profondeur ! Dommage que j’aille dû aller me coucher si tôt…

Et le lendemain, ce fut mon traditionnel vinyle de jazz qui m’a transporté vers l’éveil. Le second album de la compilation « Singers and Soloists of the Swing Bands ».

Un autre bel album, avec, entre autres, « Undecided », qui m’a enfin permis d’écouter Ella Fitzgerald. Soyez certains que je mettrai bientôt un de ses albums dans ma sélection.

En après-midi, j’ai écouté « The Incredible Jazz Guitar of Wes Montgomery », conseillé par un de mes amis appréciant également le jazz. Et il est souvent de bon conseil.

Premier album que j’écoutais qui mettait autant de l’avant la guitare. Et c’était merveilleusement fait, pour un instrument que je trouve moins naturel dans le monde du jazz. Entre la batterie, le saxophone et le piano, Wes Montgomery prend très bien ça place. Il est même le centre d’attention. Il mène, et incarne si bellement le jazz, son improvisation et son felling. J’ai été séduit par « Airegin », « West Coast Blues », et surtout « Four on Six ». Un album tout en douceur, que j’écouterais encore et encore…

En après-midi, j’ai également découvert que j’avais du Fleetwood mac dans ma collection de vinyles et que c’était un groupe assez important. L’album éponyme est très bien, très blues et un peu lourd. Mais j’ai bien aimé découvrir ce groupe. Bref, un début de fin de semaine bien rempli en musique. Mon dimanche l’a été un peu moins. Je vous en parle un peu plus tard…

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Medeski, Martin and Wood, and Ellington – 324 jours, 320 albums

Puisque j’en ai plusieurs à écouter, j’ai mis dans mes oreilles un second album de MMW, soit « End of the World Party (Just in Case) ».

Toujours le même style éthéré, un peu funk, avec beaucoup de percussions, d’électro et d’harmonies distinctives. Encore une fois, je connaissais déjà l’album et l’appréciais déjà. Par contre, ce qui m’a surpris, c’est de voir des influences directes de « On the Corner », fraîchement écouté. Quelque chose dans la batterie et les sonorités qui glissent dessus… Et je dois avouer que, là, le beat et style étaient bien appréciés. Peut-être les sonorités étaient plus matures, peut-être étaient-elles plus abordables. Mais bref, je suis sûr que, d’ici la fin de ce défi, je réécouterai « On the Corner » d’une oreille différente (comme la plupart des albums déjà écoutés d’ailleurs…).

Sinon, l’album s’ouvre sur « Anonymous Skulls », avec son atmosphère presque industriel, et qui donne le ton de l’album, de part son côté urbain et moderne. Et « Bloody Oil » accrocha d’avantage mon oreille. Dans le bon sens, bien sûr !

Et juste avant d’écrire ses lignes, j’ai aussi écouté « The Far East Suite » de Duke Ellington, histoire de voyager un peu, après cette semaine bien chargée.

Un album exotique bien réussi ! Je vous le conseille fortement. Le rythme, les cuivres, les percussions et ces petits airs venus de loin nous transportent doucement dans un lieu où le soleil, la découverte et la détente sont des mots faciles à dire… Ma fatigue m’empêche dans dire davantage.

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Whims of Chambers – 326 jours, 322 albums

Histoire de prendre encore un peu d’avance et de combler ma faim grandissante pour le jazz, je viens tout juste d’écouter, juste là là, « Whims of Chambers » de Paul Chambers.

Je dois d’abord vous dire que mes deux instruments préférés du monde du jazz sont le piano et la contre-basse. Certes, la trompette se taille doucement une place en mon coeur, et le saxophone aura toujours quelque chose de typiquement jazzy et prenant. Mais rien ne peut battre mon amour pour le piano et la contre-basse. Mariez les deux et n’ajoutez rien d’autre, voilà ce dont tout j’ai besoin. Il s’en dégage une simplicité, une pureté et un raffinement indescriptibles.

Voilà pourquoi Paul Chambers a attiré mon attention. Travaillant aux côtés de Miles Davis et de John Coltrane, je me devais, éventuellement, de tomber sur son nom. J’ai donc décidé de me familiariser avec cet artiste grâce à cet album tout simple. Donald Byrd tient la trompette, Coltrane le saxophone, Horace Silver est au-dessus du piano, et Paul Chambers joue de la basse.

L’album y est bien tissé. On y sent une belle synergie entre les membres. Et une belle place est laissée à Chambers avec, parfois, quelques petits solos et improvisations, au milieu de ces thèmes bien rythmés. Sauf peut-être dans « Tale of the Fingers », je trouve malheureusement que, comme toujours et inévitablement, la basse est trop reléguée à l’arrière-plan. On l’aperçoit quelques fois, mais, pour moi, ce n’est pas assez. L’album a néanmoins été bien apprécié, et je continuerai d’apprendre à connaître cet homme talentueux, mais discret.

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L’autre jazz – 326 jours, 323 albums

De plus en plus, j’apprécie les dérivations modernes du jazz. Le jazz fusion et l’acid-jazz, dans leur alliance avec l’électro, me séduisent de plus en plus. Vous vous êtes probablement rendus compte que Herbie Hancock était un musicien qui m’attirait particulièrement. Mais il n’est pas le seul. C’est pourquoi j’ai écouté un second album d’Eric Truffaz, et un troisième de Miles Davis. Commençons donc par « Saloua ».

J’adore simplement le style de cet artiste. Airs éthérés, mélodies déjantés et juste ce qu’il faut d’expérimentation. Certes, cet album ne bat pas « The Walk of the Giant Turtle », mais il n’en demeure pas moins un excellent album (si vous aimez le style, naturellement). Il s’agit, à mon sens, d’une toute autre façon d’envisager la musique. C’en est saisissant. À son écoute, on se croirait plongé dans un film expressionniste allemand du début du siècle. Les yeux fermés, je revisite les décors glauques, surréalistes et désarticulés du « Cabinet du Docteur Caligari ». Voyez simplement la pochette de l’album ! Et l’utilisation de la trompette me surprend encore. Entre Lee Morgan et Maynard Ferguson, il s’agit d’un autre monde, d’une autre expérience. Mais combien de sens peut-on donner à cet instrument ?

Et pour rajouter un peu de jazz fusion, j’ai poursuivi avec « On the Corner » de Miles Davis.

Et voilà, à mon avis, une mauvaise interprétation de la trompette. Pour éviter les détours, disons simplement que j’ai détesté l’album, et qu’il me fut souffrant de le terminer. Je m’attendais à quelque chose de nettement plus funky, et aussi de plus prenant, de plus énergique. C’est plutôt un rythme de batterie répétitif, digne d’un groupe de rock populaire, et accompagné de ce qui semble être de la pure expérimentation avec de la trompette et des percussions qui m’ont accueilli. Je n’ai pas accroché. Je n’ai pas aimé. Et j’espère que je n’ai simplement pas compris. Puisque, pourtant, l’album semble être bien apprécié de la critique. Mais, comme pour « 2001: A Space Odyssey », je cherche toujours pourquoi…

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Lee Morgan et sa trompette – 327 jours, 325 albums

Aujourd’hui, c’était « The Sidewinder » de Lee Morgan.

Je n’aimais pas tellement la trompette en débutant ce défi, mais je commence à me faire une oreille. Surtout avec ce bel album ! Et quelle merveille de la voir dialoguer si aisément et si bellement avec le saxophone de Joe Henderson. En relisant mon blog, je suis même étonné de découvrir que je n’avais pas tellement apprécié ce dernier lors de ma première écoute. J’avoue qu’il n’est pas « formidable » dans cet album non plus, mais il accompagne néanmoins très bien Lee Morgan qui, lui, est remarquable et mémorable. Le morceau éponyme ouvre bien l’album, mais c’est surtout « Totem Pole » qui m’a accroché. L’air est prenant, la trompette s’exprime librement, puis le saxophone, pour ensuite revenir ensembles et reprendre le dialogue commencé au départ.

Le reste de l’album est aussi très intéressant et est, à mon humble avis, une autre référence, bien qu’elles soient en si grand nombre, du hard bop qui devient si cher à mon coeur.

Sinon, concernant indirectement ce défi, j’ai pris la peine d’écouter « Future Shock » de Herbie Hancock. Et je tiens à vous dire qu’il ne s’agit plus du tout de jazz.

C’est avec cet album que Herbie Hancock se réoriente davantage vers la musique d’avant-garde, très marquée par l’électro, la soul/funk et, surtout, le hip-hop. Le vidéo-clip du morceau d’ouverture, « Rockit », est simplement wow ! Étrange, décadent, nettement tiré des 80s, même un peu effrayant, il est vraiment difficile de décrire ce vidéo, avec ses robots, ses visages de mannequin décrépi et ses sons électro et funkys… Il faut également mentionné qu’il s’agit d’un des premiers albums à utiliser la table tournante comme instrument de musique !

 

P.S.: Et je viens de me rendre compte : en suis-je déjà à 40 albums d’écoutés ? Et dire que je n’en suis encore qu’à la pointe de l’iceberg ! Il va s’en dire que, plus j’en écoute, et plus j’en ai à écouter…

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Saint-Germain-des-Prés… Café ! – 328 jours, 326 albums

Au travail, j’ai aussi eu l’occasion d’écouter un album qui traînait dans ma voiture depuis belle lurette ! Il s’agit du premier volume de « Saint-Germain-des-Prés Café ».

C’est le premier d’une série d’albums qui nous fait découvrir le monde du nu-jazz, avec son ambiance lounge, son rythme très « house », ses influences électro et ses thèmes répétitifs. Je n’aurais pas grand chose à dire sur cet album, si ce n’est qu’il fait partie de ceux qui se mettent à merveille comme fond musical dans une soirée. Le profond beat à la musique pop rassure les néophytes, et pour le reste, un petit fond jazzy qui donnera du cachet à votre soirée. Aucun morceau n’a retenu mon attention, et c’est bien là la beauté et la pertinence de l’album, à mon avis.

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The Imagine Project – 328 jours, 326 albums

Il n’a pas à dire, Herbie Hancock m’a encore surpris. Cette fois, c’est avec son dernier album au concept intriguant « The Imagine Project ».

Il s’agit vraiment d’un étrange melting pot. Quelques morceaux connus réinterprétés, tels que « Imagine » de John Lennon avec un style latin ou bossa nova et chanté par P!nk, ou « The Times, They Are A’Changin' » de Bob Dylan qui m’a donné le goût de (re)découvrir l’artiste. Aussi, et surtout, « Tomorrow Never Knows » des Beatles (que j’adore) tout en gardant, voire en enrichissant l’immense aspect éthéré de ce joyau musical. Quel coup de maître intriguant ! Mais il y a également d’autres morceaux, souvent aux sonorités orientales, dont « The Song Goes On » qui m’a particulièrement touché. On se croirait tout à coup plongé en plein milieu de l’Inde ou perdu quelque part de les déserts d’Arabie. Le tout, avec des percussions bien rythmées, un peu de piano, et le saxophone de Wayne Shorter. Simplement magique !

Je ne dirais pas que l’album est une réussite sur toute la ligne, mais ces quelques morceaux que j’ai mentionnés suffisent à sauver l’album. Cela valait amplement la peine, si ce n’est que pour « The Song Goes On ».

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