Archives de mars 2011

Un peu de variété… – 284 jours, 275 albums

Les 3 albums que j’ai écoutés pour le début de cette semaine sont à l’image du jazz : variés ! À commencer par « Uninvisible » de Medeski, Martin & Wood.

Il se rapproche des deux autres que j’ai écoutés, avec la batterie et l’orgue funk, nuancé d’un peu de blues, mais en même temps, l’atmosphère y est très différente. Au lieu d’être éthérée, elle y est plutôt sombre, presque lugubre par endroits. En fait, l’album me rappelle « Saloua » d’Erik Truffaz, avec son ambiance déjantée et de film noir, ou tiré de l’expressionnisme allemand. Cela dit, en moins bien réussi. Bref, il s’agissait d’un album un peu étrange qui m’a un laissé sur ma faim, et entre deux états…

Mais qu’à cela ne tienne ! J’ai poursuivi avec « Mingus Ah Um » de Charlie Mingus.

Déjà, il s’agit d’un album plus convainquant ! Un autre album déjanté, mais cette fois-ci, dans le style du hard bop. En fait, il me serait difficile de vous le décrire avec précision. Le morceau « Better Get It In Your Soul » est une expérience en soi. Cela ressemble à un orchestre de foire, ou je ne sais quoi. La mélodie des cuivres au début, si familière mais si étrange à la fois, doublée du piano, avec un homme, au loin, en arrière-plan, qui chante/crie sa joie (?) avec des teintes de soul, tout ça donne une drôle d’émotion. Puis le solo de sax, avec les clappements de mains… Et il y a aussi « Bird Calls », ma préférée, qui semble être une course effrénée, avec sa mélodie descendante sans cesse reprise par les deux saxophones, alto et tenor; ce duet recréant partiellement cette même atmosphère contenue dans le premier morceau. Pour le reste, cela dépasse mes capacités d’analyse pour le moment. Simplement vous dire, je comprends pourquoi Charlie Mingus était un innovateur, mais également un artiste controversé.

Enfin, ce matin, j’ai écouté un autre de ces albums qui se situent aux limites du jazz. En même temps, il semble revenir si brillamment à ses sources, qu’on ne peut se plaindre du style sans mauvaise foi ! Il s’agit de « The Dirty Boogie » de The Brian Setzer Orchestra.

Si vous doutez de la place de cet album dans ce défi (mais bon, vous me faites confiance, non ?), sachez que c’est grâce à ce groupe que j’ai été initié au swing. Dans les faits, il s’agit plus précisément de « Swing Revival ». Autant ces morceaux connus remplis d’énergie et qui donnent le goût de danser que sont « Jump Jive an’ Wail » et « Rock This Town » ne laissent aucun doute quant à la place du mot « swing », l’omniprésence de la guitare électrique et certains autres morceaux plutôt orientés vers le rock n’ roll n’en laisse aucun quant à la place du mot « revival ». Je pense, par exemple, à « Sleepwalk » qui ne peut que me faire penser à une balade des Beatles lorsqu’ils en étaient encore à leurs débuts, tout comme « Since I Don’t Have You ». Vous vous souvenez de cette époque, où le rock n’ roll et le swing étaient encore frères ? La revoici ! Et si vous réécoutez « Jump Jive an’ Wail », la perle de l’album et du groupe, ne vous fait-elle pas penser, juste un peu, à « Rock Around The Clock » de Bill Haley & His Comets ? Bref, il s’agit d’une arme drôlement puissante si vous souhaitez endiabler vos soirées (dansantes ?). Vos invités risquent de vous demander : « Wow. Mais c’est quoi ce groupe ? »

 

À la vôtre !

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Musique du monde – 287 jours, 278 albums

Ce matin, pour me réveiller et me donner de l’énergie, j’ai opté pour « A Handful of Beauty » de Shakti.

Pour donner du pep, « La Danse du Bonheur » ne donne pas sa place. Les percussions au style indien, la guitare acoustique de John McLaughlin et le violon, tous bien rythmés, réveillent et donnent le goût de danser, de fêter. Même un dimanche matin ! Le reste de l’album est un peu construit comme celui de l’autre groupe de McLaughlin, soit « The Inner Mounting Flame ». C’est-à-dire que, de prime abord, on ne saurait dire que c’est du jazz. Pour celui que j’ai écouté ce matin, il s’agirait plutôt de musique indienne, tout simplement. Mais dans la structure, il s’agit bel et bien de jazz. Cela dit, je ne connais à peu près rien à la musique indienne. Mais cela m’a semblé être une exploration aux influences jazzy de ce style de musique. Sur ce, le reste de l’album est très agréable à écouter, reprenant toujours cette même énergie contenue dans le premier morceau. « Isis » est peut-être aussi digne de mention, car elle est composée en majorité de percussion (me rappelant un peu Fela Kuti…) et donne un résultat étonnant.

Intrigué par le style indien, j’en ai donc profité, aujourd’hui, pour aussi écouter « The Sounds of India » de Ravi Shandar. Il ne s’agit pas du tout d’un album de jazz, mais il s’agit plutôt d’un album de « musique du monde ». Mais attention, il ne s’agit pas de l’interprétation occidentale d’un style de musique d’une autre partie du monde. Il s’agit plutôt d’un authentique indien qui profite de l’album pour apprendre aux auditeurs occidentaux la structure de sa musique et de son improvisation. Ainsi, chaque morceau est précédé d’une courte explication sur la structure qui sera présentée. Il s’agit d’une bonne introduction, mais que je devrai réécouter quelques fois avant d’en saisir toute la complexité.

Et comme j’avais envi d’écouter un peu de hard bop, j’ai aussi écouté « Adam’s Apple » de Wayne Shorter.

Tout l’album est une merveille. Le morceau éponyme ouvre l’album et met en scène tout le talent de Shorter, au saxophoniste, et de Hancock, au piano. Un style smooth et rond, qui met en valeur toute leur émotion. Chaque morceau est touchant et saisissant, toujours avec une touche de raffinement. Il s’agit clairement d’un des meilleurs albums que j’ai écoutés à ce jour. Et cela s’exprime très bien à travers les morceaux « Footprints », avec sa mélodie digne d’un hit, « Teru » avec son rythme plus calme mais sans être langoureux, et « Chief Crazy Horse » qui j’ai aussi bien apprécié. Mais bon, « Adam’s Apple » demeure ma préférée.

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Vibraphone et piano – 288 jours, 280 albums

L’une des choses que j’aime bien à propos de ce défi, c’est non seulement de découvrir de nouveaux artistes et de vivre de nouvelles expériences auditives, mais également de trouver des albums parfaits pour créer telle ou telle ambiance, ou pour rehausser tel ou tel moment. Ainsi, en ce samedi, au matin, je me suis tourné vers Cal Tjader et son album « Monterey Concerts ».

Les sonorités qui peuvent se dégager d’un album dit « de jazz » m’étonnent encore. Et en voilà un bel exemple. Certes, je savais que le jazz pouvait être associé à un style de musique latine (cela m’a été démontré à maintes reprises !), mais il ne m’étais pas venu à l’idée d’y ajouter un… vibraphone. Et laissez-moi vous dire que cela crée une ambiance parfaite pour un début de fin de semaine. Dès l’entrée de l’album, avec « Doxy », le vibraphone dialogue avec le piano de Lonnie Hewitt, pour notre plus grand bonheur. D’autres morceaux mettent d’avantage l’accent sur les percussions latine, alors que d’autres jouent plutôt sur l’alliance entre le vibraphone de Tjader et des constructions d’inspiration hard bop. Bref, un délice toujours en douceur et en raffinement à déguster au matin. Et un incontournable de l’album serait le morceau « Laura ».

Et j’ai aussi pris le temps aujourd’hui de découvrir un pianiste qui apparaissait de plus en plus souvent aux côtés des artistes auxquels je prête oreille, c’est-à-dire le pianiste McCoy Tyner. Parmi son immense discographie, on m’a plus particulièrement conseillé « Expansions ».

Car il se trouve que ce pianiste est une légende dans le domaine du jazz, et une grande influence pour tous les pianistes qui l’ont suivi, tels que Hancock et Corea. Et cela aurait dû me donner la puce à l’oreille. Mais je m’attendais pourtant à un artiste plus classique et plus près du hard bop. Par contre, celui-ci pousse les limites de ce style un peu loin que je ne m’y attendais. Car c’est un album assez mouvementé et chaotique qui m’a présenté cet artiste. Mais attention, ce n’est pas un style chaotique comme celui de Thelonious Monk, où les mélodies surprennent par leurs structures inhabituelles et les sonorités par leur incongruité. Ce sont plutôt des dissonances, comme dans les dialoguent des cuivres, et l’atmosphère chargée du « background » qui créent cet effet. Ajoutez à cela un rythme très rapide, rappelant un peu le swing ou le big band (à cause du background…), et vous avez ce bel album. Pour un aperçu concluant de l’album, écoutez les deux premiers morceaux, soit « Vision » et ma préférée, « Song of Happiness ».

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Somethin’ Else et un album virtuel – 289 jours, 282 albums

Pour me remonter le moral de ces 2 albums plus ordinaires, j’ai décidé d’écouter un  album plus connu, et plus primordial à l’histoire du jazz, soit « Somethin’ Else » de Cannonball Adderley.

Voilà bien un autre grand classique du hard bop, un autre de ces albums qui vous fait tomber en amour avec le jazz. Son morceau d’ouverture, « Autumn Leaves », est un classique que vous vous devez de reconnaître, et que vous ne pourrez qu’apprécier ! Sinon « Somethin’ Else » est également très appréciable, et « One For Daddy-O » m’a particulièrement touché le coeur par son entrée au piano et son air, son émotion qui me rappellent pourquoi j’ai débuté ce défi. Voilà pourquoi : pour découvrir d’autres morceaux et vivre d’autres émotions de ce genre. Je ne comprends pas pourquoi ce morceau-ci n’est pas devenu un classique…

Et pour un vendredi soir, j’ai eu besoin d’un peu de rythme et d’ambiance. J’ai donc écouté, presqu’en simultané avec mon ami en Belgique, « Saint-Germain-des-Prés Café, Volume 3 ».

Pour le moment, il s’agit du meilleur album des 3 de la collection. « Trying » nous met immédiatement et sans compromis dans l’ambiance. J’ai préféré cet album parce que la première partie est beaucoup moins d’influence « house » que les deux premiers volumes. Il y s’agit plutôt de jazz-électro, créant une bonne atmosphère lounge et confortable, parfaite pour vos rencontres raffinées et classes. Si vous l’écoutez, n’oubliez pas de porter une petite attention à « Ping Pong » avec son rythme très urbain, et à « Un été à Paris » avec ses petites notes de guitares et autres instruments.

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Hancock and Corea – 289 jours, 282 albums

Je me disais que cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas écouté un album de Herbie Hancock. J’ai donc décidé de découvrir un autre aspect de son oeuvre et d’écouter « Maiden Voyage ».

Voilà un album bien différent des autres que j’ai écouté de cet artiste. Il s’agit en effet d’un album du début de sa carrière. L’artiste y explore le hard bop, comme bien d’autres artistes, mais toujours d’une façon particulière et avec sa personnalité propre. C’est donc un album bien intéressant, avec son côté classique et son côté plus avant-gardiste, propre à celui qui nous a donné « Head Hunters ».

J’étais toutefois déçu de ne pas y avoir retrouvé de cette ambiance « fusion » que j’apprécie tant. J’ai donc entrepris de poursuivre avec « Light as a Feather » de Chick Corea et de son groupe Return to Forever.

J’ai bien aimé l’album, mais pas autant que l’autre, l’éponyme du groupe. Il me semble moins audacieux et moins aventureux, et donc peut-être trop simple. Néanmoins, il a son petit charme. Il conserve le talent de « Return to Forever » mais atténué, avec son ambiance latine, son synthétiseur discret et sa flûte. Mais sinon, rien de remarquable, à mon avis.

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Matin enneigé et Pat Metheny – 292 jours, 286 albums

J’étais d’abord déçu de voir l’arrivée du printemps retardé par une petite tombée de neige. Mais ce matin, lorsque j’ai vu la route et les maisons recouvertes d’un mince duvet blanc, et tous ces arbres fleurissants de petits bourgeons de neige, je me suis émerveillé comme devant un nouvel hiver, tristement éphémère. Cela me rappela d’un seul coup les trois derniers mois de mon existence et toutes les péripéties que j’y ai vécues. Et aucune autre album n’aurait su mieux accompagné ce moment que « American Garage » du Pat Metheny Group.

En traversant une plaine enneigée, j’ai donc pu apprécié une nouvelle fois ce piano lumineux, étincelant et pétillant comme des étoiles. Avec lui, un synthétiseur pour électrifier un tantinet mon corps encore endormi et une guitare électrique toute soyeuse. Voilà donc, en gros, l’album sans flafla, mais fait avec style et élégance, du Pat Metheny Group. Je vous conseille particulièrement la dernière piste, soit « The Epic ».

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Et en revenant de Québec… – 293 jours, 287 albums

Me voilà revenu de Québec. J’ai donc profiter du long chemin du retour pour écouter 3 albums et animer un peu ma conduite. À commencer par « Way Out West » de Sonny Rollins.

Avant que John Coltrane n’apparaisse sur la scène du jazz, Sonny Rollins était considéré comme le meilleur saxophoniste au monde. Toutefois, j’ai effectivement préféré Coltrane. À côté, Rollins est certes talentueux, mais également un peu fade et manque de personnalité. Son album en est un qui s’écoute bien, mais sans éclat ni sans surprise. Mais il faut aussi dire qu’il est fait en toute simplicité. Le saxophoniste n’y est accompagné que d’un batteur et d’un contre-bassiste, laissant donc toute la place à leur expression. La basse y tient le second rôle et y est très présente, prenant parfois les devants. Et ça, ça me séduit toujours un peu. Mais bon, ce n’est pas, à mon avis, un incontournable.

Ensuite, j’ai tout de suite mis dans la radio de ma voiture, avec un peu d’impatience et d’excitation, « In the Wee Small Hours » de Frank Sinatra.

Un album très bleu, mais aussi très touchant, surtout pour cet artiste qu’on est habitué d’entendre joyeux et moqueur. Pourtant, cela lui va très bien. J’ai été particulièrement ébranlé par trois morceaux, soit « Deep in a Dream », « Can’t We Be Friends » et « What Is This Thing Called Love ». Le premier nous plonge dans une scène presque fantasmagorique, où on voit une femme descendre d’un escalier de fumée créé par Frank Sinatra qui, cigarette à la main, se perd dans un rêve nostalgique. « Can’t We Be Friends » reprend cette phrase si percutante et si funeste pour n’importe quel homme qui a déjà ouvert son coeur à une femme. Et vers la fin de la chanson, la voix de Sinatra, chargée d’émotion, se met même à trembler d’émoi et cela a fait vaciller mon coeur. Enfin, « What Is This Thing Called Love » ensorcelle par ses airs de haut-bois repris par les violions, ceux-ci donnant aussi une ambiance très mélancolique au morceau. Ne l’écoutez qu’une fois, et vous le ne regretterez pas.

Puis, pour me redonner un peu d’énergie et de gaieté, j’ai terminé avec « Live! » de Fela Kuti et The Africa ’70, avec Ginger Baker.

Encore une fois, un album très festif et rythmé, presque tribal par moments. Une place très grande est naturellement donnée aux percussions. D’ailleurs, le dernier morceau de l’album, « Ginger Baker and Tony Allen Drum Solo », n’est composé que de percussions ! Sur plus de 16 minutes ! Il s’agit là, à mon avis, d’un exploit en soi. Sinon, j’ai surtout aimé « Black Man’s Cry » qui est assez prenante et enthousiasmante. Mais bon, je préfère encore « Zombie ».

Voilà donc pour mon voyage à Québec. Si vous vous intéressez également à mes péripéties zythiques et gustatives, j’en donnerai bientôt tous les détails sur mon autre blog : zythumdegustation.wordpress.com

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En me rendant à Québec… – 295 jours, 290 albums

Me voilà à Québec, pour visiter quelques microbrasseries et manger de la bonne bouffe entre amis. J’ai donc profiter du long trajet pour écouter 2 albums de jazz, l’un court, et l’autre assez long. À commencer par « A Love Supreme » de John Coltrane.

Un autre excellent album de ce grand saxophoniste qui m’a ravi. Il n’avait rien d’exceptionnel, mais le style de ce musicien m’enchante à chaque fois, même s’il était malheureusement trop court. J’ai surtout apprécié la quatrième partie, soit « Psalm », par sa langueur et son détail.

Et tel que promis, j’ai également enfin pu écouter ce classique du jazz fusion et du jazz-fock, « Bitches Brew » de Miles Davis.

Celui-ci est une immense oeuvre. Il met en scène une kyrielle d’artistes, tels que les pianistes Joe Zawinul et Chick Corea (que je n’ai malheureusement pas remarqués durant l’écoute…), le saxophoniste Wayne Shorter et le guitariste John McLaughlin. Il dure également, avec les « alternate takes », un bon 2 heures. Et presque tout l’album ne m’a semblé être qu’une longue transe alors que je faisais la route vers la capitale nationale. La trompette en écho de Miles Davis est un délice hypnotique. Il crée de cinglantes variations avec le groupe en fond, et il nous fait frémir avec ses longues notes suraiguës qui s’évanouissent doucement. Dans « John McLauglin », c’est le guitariste peu orthodoxe qui prend la place de Miles, pour un autre délice et moment de méditation. Tout l’album nous enveloppe d’un grand nuage mystique, qui semble pourtant tissé d’un millier de petits fils bien ordonnés, créant des réseaux d’une immense complexité. Par sa profondeur et sa longueur, cet album ne peut être décrit davantage après une seule écoute sans commettre de sacrilège. Et je crois même que 2 ou 3 écoutes ne sauraient suffire non plus. Et l’album me fait également penser au film « Memento ». Après l’avoir écouté, on reste stupéfait et le souffle coupé, mais il nous faut le réécouter pour bien en comprendre la structure et qu’est-ce qui vient réellement de se passer. Enfin, c’est une expérience en soi.

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Birth of the Cool – 297 jours, 292 albums

Miles Davis me semble être une source inépuisable de découverte en ce qui concerne le monde du jazz. Du hard bop au jazz fusion, en passant par le jazz rock, il ne cède jamais de m’étonner et de me faire plaisir. Pour le moment, seul « On the Corner » ne me satisfit pas (quoique j’en ai trouvé des influences chez Medeski, Martin and Wood…). Et cela ne fut pas démentit par l’album « Birth of the Cool » de ce maintenant fameux trompettiste.

Le seul défaut de cet album est d’être trop court. Et sans rire, il ne dure que 35 minutes et demie ! Miles Davis, ici, n’explore pas un nouveau style de jazz. Il le crée. Le cool jazz ! Cela sonne, à mes oreilles, comme un hard bop plus smooth et délicat, élégant. Et à lire une critique de l’album, je m’aperçois avec étonnement que l’album comporte 9 musiciens ! Pourtant, on n’en entend rien. Tout se fond à merveille. Il ne s’en dégage qu’une émotion, qu’une sensation de coolness, d’élégance et de lâcher-prise. C’est la merveille de cet album, soit d’y mêler la complexité et la variété d’un Big Band avec le raffinement et l’esprit du hard bop, tout en nuançant le mélange avec une touche de coolness. Bref, un véritable album de jazz. Contrairement à quelques albums écoutés dernièrement, pour celui-ci, vous ne pourrez en douter.

Et, juste comme ça, je pars demain pour un week-end à Québec. J’en profiterai donc pour, enfin, prendre le temps pendant le voyage d’écouter « Bitches Brew », encore une fois de Miles Davis, qui m’intrigue de plus en plus par l’importance qu’il semble avoir, entre autres dans le monde du jazz fusion. Il va de soi que quelques autres albums feront aussi partie du parcours… Je vous en donne des nouvelles !

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Et un autre jazz fusion… – 298 jours, 293 albums

Histoire de prendre encore un peu d’avance et de poursuivre ma découverte des principaux groupes de jazz fusion, j’ai aussi écouté, aujourd’hui, 2 albums supplémentaires. Je commençai par « The Inner Mounting Flame » du Mahavishnu Orchestra.

Et aussi étonnant que cela puisse paraître à la première écoute, il s’agit bel et bien de jazz. Pourtant, le jeu de la batterie, la basse électrique et le jeu criant de la guitare laissent d’abord penser autrement. Le son fait davantage penser à un groupe de rock, voire de métal, par la force, la présence et le ton de la guitare de John McLaughlin. Et que dire du violent violon ! Par contre, la construction, la structure et l’évolution des mélodies sont typiquement jazz. L’improvisation, l’exploration et l’exploitation des instruments aussi. Il s’agit alors d’un étrange mélange, d’un album au style jazz-rock-métal… Mais attention, ce n’est pas pour toutes les oreilles ! « A Lotus On Irish Streams », au milieu de l’album, offre d’ailleurs un bon moment de repos pour celles qui ne seraient pas habituées à ce genre de musique difficilement abordable. Néanmoins, tout l’album offre également une ambiance de feu et de fumée, et aussi de métal, d’électricité et d’énergie. Et sur ce point, c’est le morceau « The Noonward Race » qui m’a fait sourire, par son énergie mieux équilibrée et sa mélodie accrocheuse.

Mais je n’en suis pas demeuré là ! J’ai poursuivi avec « Weather Report », du groupe du même nom.

Si vous vous souvenez, j’avais déjà écouté un album de ce groupe, au début de mon défi et lors d’un voyage en Mauricie. Et quel album hétéroclite et étranger ça avait été ! Je m’attendais donc à quelque chose dans le même style. Et pourtant non ! J’y fus plus agréablement surpris, et de beaucoup ! « Milky Way » ouvre l’album sur un ton presqu’excessivement éthéré, comme je les adore. Puis « Umbrellas » donne tout de suite le ton de l’album. Assez hétéroclite et déjanté, mais suffisamment unifié, le morceau met en scène le synthétiseur tordu de mon désormais ami Zawinul, une basse électrique en avant scène, quelques percussions et d’autres sons typiques du groupe. Et tout l’album a une grande complexité qu’on peut difficilement apprécié à sa juste valeur avec une seule écoute. Sur ce, je vous conseillerai simplement la délicatesse de « Orange Lady » et la drive de « Eurydice ».

P.S.: Je profite du moment pour vous annoncer le lancement de mon nouveau blog sur la bière et la dégustation, duquel je vous avais déjà parlé. Rendez-vous donc tout de suite sur http://zythumdegustation.wordpress.com/ pour découvrir cette merveille toute fraîche ! Vous pouvez également devenir fan de sa page Facebook ! Vous m’en donnerez des nouvelles…

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