Archives de mai 2012

Conseils d’amis – 378 albums écoutés

Naturellement, quelques amis n’ont pas non plus manqué l’occasion de me faire découvrir à leur tour leurs trouvailles dans le domaine du jazz ! Je leur dois d’ailleurs, suite à mon défi, deux albums fort remarquables. Le premier est « African Swim and Manny & Lo » de John Lurie.

Celui-ci, c’est un de mes amis plutôt éclaté, mais débordant d’énergie, de culture et de découvertes, qui me l’a fait découvrir. J’ai eu une hésitation lorsqu’il m’a dit qu’il s’agissait de free jazz et que c’était un peu « spécial ». Mais bon, je sais que mon ami n’écoute pas n’importe quoi, et que… bon, j’en ai vu d’autres ! Alors, je l’ai écouté. Et j’ai bien fait, car il s’agit d’une excellente découverte, qui se classerait davantage dans la catégorie avant-garde, laissant ainsi un peu de répit à mes oreilles encore écorchées par d’autres découvertes pas toujours appréciées. Mais cet album, je l’ai bien apprécié. Beaucoup, même. Son plus grand défaut est que les morceaux ne durent pas assez longtemps, et alors qu’on a à peine effleuré une mélodie ou qu’on a tout juste trempé son pied dans l’ambiance, le morceau s’arrête et fait place à un autre. Mais ces ambiances sont remarquables. Elles sont un peu sombres et glauques, mais sans être horribles ou terrifiantes. Elles me rappellent seulement un film de détective en noir et blanc, ou alors une petite scène joueuse, sans être ridicule. Comme l’album est composé de plusieurs petits morceaux, il serait difficile de vous en recommander un en particulier. Peut-être « Main Titles », qui ouvre l’album ? ou alors « Manny & Lo (Main Title) » ? À vous de découvrir.

Ensuite, un autre de mes amis, un fan de jazz qui m’avait prêté quelques albums durant le défi, m’a chaudement conseillé « The Divine Sarah Vaughan – The Columbia Years 1949-1953 « , un album double.

Je ne me souviens plus si cette artiste m’avait plu ou non, parmi celles de cette époque que j’avais écoutées, mais je me souviens qu’elle ne m’a pas particulièrement marqué. Ainsi, j’ai aussi eu une hésitation à ce conseil pourtant bien senti. Surtout que mon ami et moi n’affectionnons pas exactement les mêmes styles de jazz, lui étant plus incliné vers le bop et le blues. Cela dit, devant son insistance, je me suis laissé tenter. Et, encore une fois, je ne l’ai pas regretté ! Avec cet album, Vaughan a vraiment su exprimer avec brio et éloquence ses émotions et ses tourments. Cette fois, elle m’a touché. Et cette fois, elle m’a marqué. Je n’ai pu demeurer indifférent à sa version de « Summertime » ( http://www.youtube.com/watch?v=D8bLs7IcBQU ), ou encore à celle de « Black Coffee ». Bref, je remercie de tout coeur cet ami, car il m’a montré que, parfois, en persévérant et en cherchant un peu, un artiste qu’on croyait ordinaire ou peu remarquable peut se révéler extraordinaire. En cherchant un peu…

Enfin, ma toute dernière découverte dans le domaine du jazz a été faite par le biais du journal. C’est grâce à ma lecture du Devoir du samedi qu’un journaliste culturel me vanta les mérites d’un groupe bien particulier. Pour le découvrir, j’ai donc écouté « Bass, Bass, Bass, Bass, Bass & Bass » de l’Orchestre de Contrebasses.

Le concept est simple, et vous l’aurez sûrement deviné en observant la pochette et en vous arrêtant au titre de l’album : faire de la musique avec, pour seuls instruments, 6 contrebasses et 6 contrebassistes. Quel son cet ensemble étrange donne-t-il ? Un son étonnement harmonieux et varié ! Car on ne se limite pas à l’archet, ici, mais on se permet également de pincer les cordes ou de le frapper doucement, en guise de percussion. On varie également les rythmes et les ambiances. Ainsi, « Tourtatou » est plus classique, alors que « Bass, Bass, Bass, Bass, Bass & Bass » est beaucoup plus jazz, voire même funky, avec son rythme martelé. Il s’agit d’ailleurs d’un véritable chef-d’oeuvre. « Tango », encore, offre un tout autre style, mais tout aussi réussi. Vous aurez compris lequel… Bref, j’ai bien hâte de découvrir les autres prouesses de ce groupe singulier.

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Curiosité et approfondissements – 378 albums écoutés

Ne vous en faites pas : je n’ai pas écouté que des albums de jazz de Noël depuis la fin de ce défi. Quelques artistes m’intriguaient encore, et j’ai donc décidé de les approfondir. Ainsi, le premier album que j’ai écouté après l’ultime 365e fut « Jazz Impressions of Black Orpheus » de Vince Guaraldi.

Après d’aussi belles découvertes de cet artiste remarquable, je me suis penché sur l’un de ses plus connus, mais qui n’est pas relié à Charlie Brown. Son talent y est tout aussi, sinon plus, impressionnant et envoûtant. Le morceau « Générique » y est sûrement mon préféré, avec ses rythmes lancinants et en changement. Il s’agit d’un véritable charme : http://www.youtube.com/watch?v=WkUnkmN-zi4 . Ensuite suit « Cast Your Fate to the Wind » qui est tout aussi digne d’honneurs. On y sent la touche désinvolte et naïve de Guaraldi, avec ses notes de piano à peine effleurées par moments, tellement elles sont jouées délicatement. Bref, je vous le recommande chaudement si vous aimez l’artiste, ou si vous souhaitez le découvrir.

Et suite aux albums de Noël, j’ai poursuivi la découverte de l’artiste avec « Vince Guaraldi and the Lost Cues from the Charlie Brown TV Specials ».

Une petite ambiance de jazz calme et paisible, des instruments simples et bien menés, et des airs un brin joyeux qui m’ont accompagné dans ma voiture à quelques reprises. Ce n’est rien de bien compliqué, ni rien d’impressionnant : c’est seulement du bon jazz, qu’on écoute sans se poser de questions. Et le piano de Guaraldi, comme toujours, y tient une place de choix.

Aussi, après quelques mois sans jazz, une ambiance a fini par me manquer : celle de Shakti. J’ai donc mis dans ma voiture « Natural Elements ».

Il s’agit du troisième et dernier album du groupe, avant leur retour sous Remember Shakti. Et, justement, on y sent leur maturité, la complicité maîtrisée qui s’est développée entre les différents membres du groupe. Ce qui aurait pu sembler davantage chaotique, ou même parfois brouillon, dans leur premier album est ici complètement disparu. Leur talent y est parfaitement exposé, et leur style, pleinement établi. « Mind Ecology » nous plonge tout de suite dans l’ambiance, avec son rythme effréné et son atmosphère aux fortes influences indiennes. « Face to Face » nous ramène sur terre avec une flot plus lent et paisible, mais pas moins accrocheur pour autant ! Ainsi, l’album fut une belle découverte, et c’est le genre d’album qui me pousse à continuer à écouter du jazz, malgré mes autres projets…

Enfin, il me reste encore quelques bons albums d’Herbie Hancock à écouter. L’un d’eux était « Dis is Da Drum ».

Je vous dirais que l’album m’a moins marqué que le fait d’écouter un nouvel album de mon artiste préféré ne m’a réjoui. J’ai aimé me retrouver de nouveau dans son univers créatif et d’entendre encore une fois son langage musical. J’ai aimé me plonger une autre fois dans l’univers électronique et déjanté de « Future Shock », avec des percussions bien présentes et, cette fois, quelques influences africaines, voire tribales. Bref, il fait toujours bon de réécouter les artistes qu’on admire sous un angle différent. Peu importe l’artiste, et peu importe le style ou l’art, je vous conseille de faire de même. C’est la meilleure manière de mêler aventure et réconfort, découvertes et nostalgie.

Ah oui, j’oubliais ! J’ai aussi écouté « Dick at Nite » de Richard Cheese. Mais disons que l’album vaut à peine d’être mentionné. Mis à part, peut-être, « Spider-Man Theme », une fois que l’on a écouté un album de cet artiste, on a plutôt fait le tour…

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Un Noël bien en retard ! – 378 albums écoutés

Tel que promis, voici la critique de quelques albums de jazz que j’ai écoutés après la fin de ce défi. Les premiers étaient, naturellement, des albums de Noël que je n’ai pas pu mettre de l’avant avant d’avoir cumulé les fatidiques 365 albums. Bien que cela ne soit plus de saison, avec la chaleur qu’il commence à y avoir par ici, je crois qu’un peu de fraîcheur ne pourra faire de tord.

Ils étaient au nombre de 5, mais 2 en particulier ont attiré mon attention, par leur magie et leur beauté. Le premier était, inévitablement, « The Christmas Album » de Frank Sinatra.

Que rêver de mieux, pour célébrer votre Noël blanc et douillet, que la douce voix de Sinatra et les airs magiques de notre enfance ! Une émotion intense et nostalgique qui vous berce, et un chanteur simple et touchant. Ici, pas besoin des arrangements orchestraux tonitruants ou pompeux : on a plutôt un album doux et calme, tout en douceur. Même l’humour légendaire de Sinatra fait place à un petit sourire de béatitude et de félicité. Même en mai, on ne peut s’empêcher de sourire, en écoutant « Have Yourself a Merry Little Christmas » : http://www.youtube.com/watch?v=LpPdl0StUVs . Même chose pour « White Christmas », l’autre joyaux étincellent de l’album…

Le second était « What a Wonderful Christmas » de Louis Armstrong.

J’ose espérer que vous ne serez pas étonnés que ce fut mon autre favori du temps des fêtes. En l’écoutant, j’imagine trop facilement le légendaire trompettiste, avec des petits enfants sur les genoux, nous chanter quelques airs noëliques au bord d’un feu de foyer, près de l’arbre de Noël. Dommage que la performance ne dure qu’une quinzaine de minutes ! Mais avec le peu de temps qu’il lui est alloué, il nous séduit avec le juste assez énergique, mais pas trop, « Christmas in New Orleans ». Vous imaginez un peu l’air et l’ambiance que ce morceau peu donner à votre soirée en famille… Mais, encore une fois, c’est le « White Christmas » de l’album qui m’a le plus touché, par sa profondeur, son émotion, sa magie : http://www.youtube.com/watch?v=0Jx0yDTrot4 .

Avec ces deux albums, et l’incontournable « A Charlie Brown Christmas » de Vince Guaraldi, votre prochain Noël, qui arrivera certainement trop vite, sera complet et rempli d’harmonies jazzys. Cependant, curiosité oblige, j’ai quand même écouté quelques albums de plus.

Le premier était « An Acappella Christmas » de The Manhattan Christmas. Celui-ci aussi fut bien intéressant. Reprendre quelques classiques avec, pour seuls instruments, les mythiques voix du groupe ? Le défi est relevé ! Si vous avez le temps, prenez-le pour prêter une oreille à « Christmas Time is Here », ainsi qu’une bien entraînant « Jingle Bells ».

J’ai aussi écouté « Christmas Comes Alive! » de The Brian Setzer Orchestra. Là, c’est un Noël enflammé et sulfureux que vous aurez. Et à ce titre, l’album remplit bien son contrat. Malheureusement, ce n’est pas avec cette ambiance que j’apprécie mon Noël (Mon coeur d’enfant me le défend !). Je n’en ai donc retenu que « The Nutcracker Suite ».

Enfin, je me suis laissé tenter par « Joy to the World » de Pink Martini. L’album a déjà plus d’âme et de caractère que l’autre album d’eux que j’avais écouté au courant de ce défi. J’ai quand même été un peu déçu, comme l’ambiance se classait peut-être trop du côté easy du style easy listening, dans le sens où elle est peut-être un peu trop douce. Cela dit, il s’agit d’un excellent album comme musique de fond, et le magnifique « Shchedryk (Ukrainian Bell Carol) » m’a littéralement donné des frissons.

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